Ar Men & la Tour d’Amour

Ar Men & la Tour d’Amour

Faut-il l’avouer ? Jusqu’à ce mois de septembre 2002, je n’avais jamais entendu parler de Marguerite Eymery non plus que de Rachilde, son nom d’auteur. Il faut dire que ma formation en littérature date d’une époque où il eut été inconcevable de parler d’elle dans les écoles de la sainte église catholique : on y citait Voltaire par obligation et on n’abordait Baudelaire que par le biais de l’Albatros …

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Les dictionnaires courants ne font pas non plus mention de cet auteur et c’est dommage : dans la page des « R », Rachilde aurait côtoyé l’austère Jean Racine, à celle des « E », elle surgissait juste après la bataille d’Eylau et à celle des « V » (Valette était son nom d’épouse) elle saluait à la fois Paul Valéry et Jules Vallès.

Toujours est-il qu’avant de me plonger dans les dictionnaires, je suis tombé par hasard sur un roman de Rachilde, « la Tour d’Amour », en ouvrant le tome 2 d’un ouvrage intitulé « Gens de Bretagne » et diffusé en 1998 par le Grand Livre du Mois.

A défaut de Racine ou Vallès, Rachilde rejoint dans ce volume des auteurs mieux connus des Armoricains (pas obligatoirement, non plus, dans les dictionnaires) comme Charles le Goffic, Anatole le Braz ou Pierre Jakez Hélias. L’inspiration bretonne de Marguerite Eymery ne puise pas aux mêmes sources que ceux-là : née en Périgord (le 11 février 1860) sa connaissance de la Bretagne est plus livresque que réelle. Mais au moment où elle écrit, c’est un thème à la mode : les récits bretons foisonnent avec le courant romantique et les peintres ne sont pas en reste. «La Bretagne n’existait pas -littérairement parlant- à la fin de l’Ancien Régime. Ses vieux bardes s’étaient évanouis dans les fourrés et les clairs de Brocéliande. La Harpe d’or de Merlin s’était tue. Le génie de tout un peuple ne jouait plus … Il fallut le génie de Chateaubriand pour remettre à la mode la terre des fili et des fées. Les poèmes attribués à Ossian par James Macpherson contribuèrent aussi très largement à redonner aux hommes le goût des brumes et du mystère. Le Romantisme allait procéder de ce goût-là. On délaissa la lumière bleue que les chevriers grecs travaillent du pipeau pour une autre, plus confuse, qui paraissait parvenir de l’au-delà et procéder de lui. » (Charles le Quintrec dans « les grandes heures littéraires de Bretagne ». Editions Ouest-France. Rennes 1978).

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Pour en revenir à la Tour d’Amour, c’est, pour Rachilde, le phare d’Ar Men. Ce monument, devenu mythique, est entré dans la légende dès le début de sa construction : perdu en mer à près de 20 km à l’Ouest de Sein, le rocher d’Ar Men reçoit ses premiers visiteurs en 1868. Il ne fait que 7,20 mètres de diamètre et est sans cesse recouvert par les vagues. Les ouvriers qui forent le récif pour y ancrer les fondations doivent s’attacher aux rochers. On raconte d’ailleurs que la première année de travaux fut bien courte : on ne put aborder le récif que 7 fois dans l’année pour un temps de travail de 8 heures en tout ! Le phare ne sera allumé qu’en 1881 mais il sauvera et sauve encore bien des navires : s’il existe un enfer marin, ce bout de mer d’Iroise en est la réplique exacte.

Le journal L’Illustration assurera un certain nombre de reportages tant sur l’édification de l’Ar Men que sur la vie des gardiens (juillet 1896). Rachilde a beaucoup puisé dans ces articles pour donner du réalisme à son roman : certaines descriptions techniques sont pratiquement recopiées mot pour mot et elle utilisera le texte de juillet 1896 pour définir les silhouettes des deux gardiens qu’elle met en scène dans la Tour d’Amour.

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Mais la préoccupation de Rachilde n’est pas d’écrire une histoire romancée de la vie des gardiens de phare même si elle choisit pour cadre de son œuvre le plus dur à vivre de ces « tour de feu » (en breton, le Phare : an tour tan) de la côte bretonne, certains occupants ayant parlé de « pavillon disciplinaire ». L’Ar Men est alors ravitaillé tous les 15 jours si le temps permet au bateau d’approcher le rocher. Les gardiens sont alors relevés mais la mer choisit parfois de les y garder plusieurs semaines supplémentaires. Les hurlements du vent qui ne cessent jamais à l’entrée de la Chaussée de Sein, les déferlantes qui font trembler l’édifice créent un climat d’angoisse évident. En 1899 déjà, Anatole le Braz publiait un roman – le Gardien du Feu – dont l’histoire (tout aussi macabre que celle de la Tour d’Amour) avait pour cadre le phare de Gorlébella (plus connu sous le nom de Phare de la Vieille, au large de la pointe du Raz). Il y parle de l’Ar Men et de ses gardiens : « Plus loin que Gorlébella, plus loin que l’Ile de Sein, presque à la limite des eaux françaises, il est, sur un récif solitaire, une tour à moitié inaccessible, dernière vedette du vieux monde au large des mers du couchant Deux de mes confrères [c’est Goulven Denès, le gardien-chef de Gorlébella qui parle …] sont condamnés à s’immobiliser là, des saisons entières, comme Siméon le Stylite sur sa colonne, bien au-delà des horizons terrestres, hors de l’humanité, hors de la vie. Prisonniers de la mer et forçat du feu, le bagne, au prix de l’existence qui leur est faite, serait doux. Je me suis trouvé naguère en compagnie de l’un d’eux que l’on rapatriait. Ce n’était plus qu’un automate, aux yeux égarés de somnambule, à la démarche hésitante et infirme de cormoran blessé … Le vide qui environne ces gens dévaste aussi leur crâne, stupéfie leur cerveau. » Précisons quand même que l’Ar Men a été automatisé en 1989 !

Rachilde place donc dans ce cadre deux hommes : Mathurin Barnabas, le vieux gardien qui n’a pas rejoint la terre depuis des années et Jean Maleux, nouvellement nommé dans « une propriété de l’Etat » qui vient le seconder avant de devenir à son tour gardien-chef. Maleux n’imagine pas ce qui l’attend …

Inutile de raconter l’histoire, la romancière le fait mieux que moi. Permettez-moi seulement de vous livrer quelques extraits :

L’arrivée au phare …
Je grimpai (sur le pont du ravitailleur, le Saint Christophe) et me trouvai devant … ma maison de retraite

A pic, par le travers du Saint Christophe, s’élevait le phare d’Ar Men, tout entouré des crachats de l’Océan. Les vagues se révolutionnaient à sa base en hurlant et bavant avec la bonne envie de le démolir. Jamais je ne l’aurai cru si grand, si colosse. Je l’avais déjà vu dans le cabinet du patron de l’apprentissage , en joujou, haut comme le doigt et tout historié de petits échelons d’argent. On le posait sur les cartes et il restait là, l’air pas plus fier que ses voisins. On allumait, semble-t-il, comme on allume un bout de pipe. Seulement, nature, il était moins drôle. Sa grue d’arrimage et son fil de va-et-vient lui voilaient la face, pareille à une immense toile d’araignée. Juché sur une roche où on ne devait pas pouvoir mettre le pied, jadis, il tenait par miracle, si gros, si long, qu’on se sentait de l’orgueil pour la force de l’homme qui l’avait conçu. Trente-six ans de travail et une ration de cadavres ! Il en était gras, le monstre, d’avoir dévoré des ouvriers. Sa croupe, hors de l’eau, luisait comme enduite d’une viscosité ; son esplanade, lisse comme du marbre, présentait l’aspect d’un perron de préfecture, tant elle était blanche et jolie, mais, tout autour, quand la vague se recroquevillait sur elle-même, on découvrait des trous, de vieux trous de dents gâtées, et cela sentait la marée, âprement, avec un surgoût de sang pourri. »

Une drôle de pêche …

(Maleux a sorti le canot et cherche des moules sur le rocher)

Pas une herbe, pas une algue, pas une touffe de lichen, pas un morceau de coquillage blanc ou rose, pas de couleur, pas de reflet, tout était noir, d’un noir intense, tellement intense qu’il en paraissait lumineux ; l’eau recelait une flamme intérieure, un feu sombre qui la faisait plus pure que le jais. On voyait là, au centre même de ce deuil, un objet singulier, ça ressemblait à un bout de bois, un bout de jonc plus pâle à une extrémité. Une bête ? Non. Ca ne remuait en tournant que parce que l’eau tournait autour du roc.

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Il venait de loin, ce courant, d’abord furieux, puis plus dissimulé, se resserrant sous la vague jusqu’à pousser devant lui toutes les épaves comme des troupeaux de béliers.

Il avait apporté ça … laissant le reste en route. C’était une épave aussi, une toute petite épave humaine. Cela ressemblait à un petit bout de serpent, un petit bout de serpent rougeâtre dont la tête fuselée serait translucide, en porcelaine …

C’était un doigt.

Il se promenait tout seul. Mon Dieu, oui ! On se sépare de ses frères, un beau jour d’orage, sous la dent d’un congre ou parce que la main, remontant du fond, s’est pourrie à se crisper sur la planche du salut.

Bien souvent les doigts se coupent à la phalange qui garde l’anneau. Les chairs gonflent, se déchirent, l’anneau, une alliance mince usée, fait l’office de couteau, scie peu à peu le petit os tendre déjà brisé par un dernier effort, et le doigt libre s’en va, droit comme une flèche, indiquer la route du néant.

Enfin, je ne sais pas pourquoi il se trouvait là, le malheureux, mais c’était bien un doigt.

Une visite impromptue …

Moins drôle fut l’épave qui nous arriva portée de rouleaux, d’encre, toute livide au milieu de ce crépuscule pourri.

Une tête ! patron … là, du côté de la Baleine … Un noyé, patron !
Laisse venir ! qu’il répondit tranquillement.

Je sentis que l’eau de l’averse me coulait plus fort dans le dos.

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C’était un homme ; presque assis sur la mer, une ceinture de sauvetage le maintenait flottant. Il allait en chemise, la poitrine gonflée, gras à crever, le front en arrière, les cheveux collés, ses yeux morts regardant encore très fixement quelque chose au loin, sa bouche grande ouverte continuant à pousser le cri qui ne sortait plus … Celui-là était fini depuis huit jours, car il montrait des tâches de moisi sur sa peau, l’air comme truffé.
Il passa, tourna, valsa, nous salua bien honnêtement, et, tout en évitant notre harpon, il fila, ventre à la mer.

Ils sont avancés, que murmura Barnabas, bourrant une autre pipe.

Le jardin …

Je me fabriquai un jardin.

Oh ! Pas un jardin ordinaire !

Une petite caisse de bois très étroite, que je remplis de la terre pieusement rapportée de mon dernier voyage, et je semai quelques graines, j’enfouis un oignon de plantes des îles qu’on m’avait donné jadis, et qui pousserai pourvu qu’elle ait de l’eau en quantité suffisante.

J’exposai le jardin sur le hublot de ma chambre.

Tous les matins, je venais contempler mon jardin, l’œil anxieux, me figurant que des pointes vertes …

Ah bien, oui, les pointes vertes !

C’était l’Océan qui dressait des pointes vertes, l’Océan furieux et toujours soulevé comme un sein de femme enragée d’amour.

Mais l’herbe ne pousse pas dans les petits cercueils pleins de terre.

Mon jardin n’avait fleuri que de quelques grains de sels, cadeau de l’Océan, bouquet de la Sirène.

Une tempête parmi d’autres …

La mer délirante bavait, crachait, se roulait devant le phare, en se montrant toute nue jusqu’aux entrailles.

La gueuse s’enflait d’abord comme un ventre, puis se creusait, s’aplatissait, s’ouvrait, écartant ses cuisses vertes ; et, à la lueur de la lanterne, on apercevait des choses qui donnaient l’envie de détourner les yeux. Mais elle recommençait, s’échevelant, toute en convulsion d’amour ou de folie. Elle savait bien que ceux qui la regardaient lui appartenaient. On demeurait en famille, n’est-ce pas ?

Des clameurs pitoyables s’entendaient du côté de la Baleine, plaintes qu’on aurait dites humaines et qui, pourtant, ne contenaient que du vent. Ce n’était pas encore l’heure de mourir.

L’horizon demeurait noir, d’un noir intense de bitume fondu. Les nuages courraient se déchirer à la pointe du phare et on devinait qu’ils coifferaient bientôt la lumière de leur satané capuchon de velours.

Ce serait le moment pénible pour nous, car les pauvres navires filent de ce temps-là, sans s’occuper des éclipses prédites. Il nous arrivait des montagnes d’eau du bout de la Baleine, des vagues s’irritant, se cabrant sur le rocher, l’escaladaient, prenaient des proportions géantes et se couronnaient des formes blanches de leur écume qui, les nuits d’orage, semblent éclairer. Une jolie clarté, ma foi, celle du drap jeté sur le défunt quand il est entre ses quatre cierges.

Nous avions toutes les difficultés du monde à nous tenir debout.

Le vieux gronda et se mit à marcher sur ses mains pour plus de sûreté. Il avait l’aspect d’un crabe énorme. Son dos bombait, ses jambes raclaient la pierre, et les pinces de ses doigts palpaient les endroits glissants. Moi, je longeais les crampons, gardant mon filin dans mes mâchoires serrées.

Nous étions des bêtes.

De surnaturelles bêtes, plus que des hommes : nous luttions contre le ciel et moins que des esprits, car nous ne possédions plus la conscience de notre besogne.

Nous sortions de notre coquille pour flairer la mort et tâcher d’en garantir les autres. Mais nous n’avions pas d’orgueil. C’était bien fini de penser quoi que ce soit de noble, nous étions trop abrutis. Et nous rampions devant la mer qui crevait de rire à nos barbes.

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Le naufrage …

Je ne voyais pas encore le navire, mais les éclairs me le montrèrent une seconde, comme en pleine aurore.

Un grand navire à coque sombre, tout debout, pareil à un cheval dressé sur ses jambes de derrière.

Il marchait ainsi vers la Baleine.

Son affaire était réglée. Plus la peine de l’avertir. Il y avait belle heure qu’il cherchait sa fin, le malheureux !

On n’entendit ni cloche d’alarme, ni commandement de porte-voix, ni cris de désespoir. Le grand vaisseau, en animal énorme, très têtu, voulait aller là … ça lui faisait plaisir. Il glissait toujours debout avec des dandinements grotesques. Il hésitait maintenant un peu entre le récif et le chenal.

Vont venir droit chez nous ! criai-je épouvanté de la hauteur de ce monstre. Ils vont nous écraser.
Pas de danger, répondit Barnabas, dont je voyais flamber les prunelles vertes tout à côté de moi. La Baleine barre les dessous.

Et il se mit à rire.

L’immense fantôme noir s’abîma tout à coup. Parmi les rugissements du vent, les grondements du tonnerre, on perçut un fracas de planches, un abominable fracas de bois très sec éclatant.

C’était le grand cercueil qui s’ouvrait sur la barre de la Baleine. Puis ce fut fini, tout disparut, emporté par le courant ou s’abîmant aux entrailles de la mer.

Une soirée à terre qui finit mal …

Toutes les caresses des bonnes putains, là-bas, parmi les fleuves rouges des étoffes, ne m’avaient ni apaisé, ni dégrisé ; tout le tapage des joyeux compagnons, les marins du Marceau, me restaient au fond des oreilles comme des bruits de guerre. Contre qui, contre quoi fallait-il s’armer, se battre ? … Et très loin, très haut, plus haut que les maisons se rejoignant dans les ténèbres, girait un phare électrique dont les rayons blancs fouettaient le ciel de fouets livides m’éblouissant sans éclairer ma route.

Le plus étonnant c’est que je me croyais en mer. J’allais au phare d’Ar Men, je me dirigeais vers la Tour d’Amour, et je traversais l’Océan à pied, n’ayant plus besoin de m’embarquer sur le Saint Christophe. J’entendis qu’on marchait derrière moi.

Un trot de souris. Le pas de quelqu’un qui se dissimule.

C’est le vieux, que je me dis.

Ca n’avait aucune raison de songer au vieux, puisque c’était une femme. Elle me posa la main sur la manche :

Petit homme ! qu’elle me dit.
Je fus envahi par une colère folle :
Petit homme ? Moi, Jean le Maleux ! J’en vaut bien trois pour le service, et je me suis battu avec la mer. Faut pas me traiter de petit homme … Je reviens de trop loin !

La fille, peut-être aussi grise que moi, peut-être parce que mes paroles lui rappelaient un son de voix dejà entendu, se précipita brusquement dans mes bras, s’agrippa – telle une pieuvre – à mes épaules et me baisa sur la bouche d’un long baiser, suceur, abominable, puant le muse.
Toi, tu n’embrasseras plus jamais personne ! C’est fini de rire, sale gueuse !

Et je lui plantai mon couteau dans le ventre.

Elle tomba. Je continuai mon chemin, ne me retournant même pas, marchant d’une enjambée plus ferme, plus digne, enivré d’un grand orgueil.

Ben quoi ? J’ai tué la mer !

Note : la Baleine est une suite de rochers (à peine visibles et particulièrement traîtres) qui prolonge le récif d’Ar Men (« un certain prolongement de récifs à fleur d’eau … ça ressemblait à une ligne plus sombre de la vague, un endroit où il y aurait eu un sentier tracé dans la grande prairie, le grande prairie dont les herbes sont les cheveux des noyés »).

Repères chronologiques :

1860 (11 février) : naissance près de Périgueux de Marguerite EYMERY.

Très jeune, elle publie récits et nouvelles dans l’Echo de la Dordogne.

1878 : Elle « monte » à Paris. Elle indique sur sa carte de visite : « Rachilde, homme de lettres ».

1880 : elle publie son premier roman « Monsieur de la Nouveauté ».

1884 : « Monsieur Vénus » paraît à Bruxelles : ce roman l’a fait connaître, lui vaut une réputation sulfureuse et l’entraîne dans des démêlées avec la justice belge.

1887 : parution de « la Marquise de Sade » (roman).

1889 : Rachilde épouse Alfred Valette, un des fondateurs du Mercure de France.

1890 (1er janvier) : paraît le premier numéro du Mercure de France. Rachilde participera à la rédaction. Son influence se fera sentir également sur la politique éditoriale du Mercure (elle refusera, par exemple, que Marcel Proust y soit édité !).
Epoque des « Mardis de Rachilde », salon où se presse le Tout-Paris littéraire.

1890 : « la Voix du Sang » (théâtre).

1891 : « Madame la Mort » (Théâtre).

1914 : « la Tour d’Amour ».

1928 : « Pourquoi je ne suis pas féministe » (pamphlet).

1934 : « Mon étrange plaisir » (roman)

1935 : mort d’Alfred Valette.
Commencent les années de solitude

1947 : dernière œuvre, « Quand j’étais jeune ».

1953 (4 avril) : mort de Rachilde.

IMPORTANT : Si vous souhaitez découvrir en entier « la Tour d’Amour », il semble que l’édition de 1994 (Mercure de France) soit encore disponible en librairie.
Bonne lecture !

Dernière minute …

Pour ceux que l’œuvre de Rachilde intéresse, je signale la parution aux Editions Honoré Champion (Paris – 2002) d’un livre de Régina Bollhalder Mayer intitulé « Eros décadent – Sexe et identité chez Rachilde ».

Il ne s’agit pas d’une biographie mais d’une analyse générale de l’œuvre de la romancière. Ce livre est tiré d’une thèse soutenue à Bâle et situe la problématique de Rachilde dans le courant de la littérature dite « décadente » de la fin du XIXème siècle (où l’on retrouve des écrivains comme Léon Bloy ou Huysmans).

C’est d’ailleurs Léon Bloy qui écrivait à Rachilde en 1897 (citation extraite du livre de Régina Bollhalder Mayer) : « Très sincèrement, je ne sais que pensez de vous. Si vous étiez sciemment une scélérate, parbleu ! Mais vous êtes une perverse ingénue, et j’avoue que cela me détraque. Vous allez aux ténèbres, instinctivement, comme les plantes vont à la lumière. »

REMERCIEMENTS …

Le droit de reproduction de l’aquarelle représentant le phare d’Ar Men nous a été gracieusement accordé par son auteur Nathalie Dubreucq Carlier.
Vous pouvez découvrir l’ensemble de son oeuvre sur http://www.dubreucq.net

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