Chateau de Kergroadès

Chateau de Kergroadès

Lors de mes pérégrinations estivales en Bretagne, j’ai découvert ce manoir (ou château ?) au fin fond des terres du Finistère bien dissimulé dans la campagne de ce département dont on ne connait trop souvent que les côtes. J’espère que ces quelques photos vous donneront envie de visiter les abers (zone nord du Finistère) non pas seulement sur sa magnifique côte maritime mais aussi à l’intérieur des terres…

Cette demeure de granit, construite au début du 17 ème siècle par François III de Kergroadès, écuyer d’Henri IV, a l’allure d’une forteresse moyen-âgeuse mâtinée d’influence renaissance. Sa cour d’honneur, fermée par une galerie crénelée, est entourée par un sévère corps de logis flanqué de deux tours rondes.
(source guide vert Michelin)

Les photos :

petit bug concernant les photos, en cours de résolution

Extrait du site de la commune de Brélès

Entre Lanrivoiré et Brélès, mais situé dans cette commune, s’élève le château de Kergroadès, construit de 1602 à 1613 par François de Kergroadès, seigneur du dit lieu, Du Bois, de Kerver, de Kerangomar, chevalier de Saint-Michel, d’une famille très ancienne dont le blason était « fascé de six pièces d’argent et de sable », et de la devise « en bon espoir ». Kergroadès est un grand édifice carré, flanqué de tours à meurtrières aux quatre angles.

L’une d’elle est surmontée d’une coupole, l’autre est couronnée par une plate-forme revêtue d’un parapet à [?mâchicoulis]. A l’entrée, mur de protection surmonté d’une terrasse supportée par des arcades, dans lequel s’ouvrent deux portes, cavalière et piétonne, encadrées l’une et l’autre de pilastres d’ordre ionique. On lit sur la corniche un verset de l’ecclésiaste « Si non in timore di tenveriste instanter cito subvertatur domus tua » : « Si tu ne te maintiens pas constamment dans la crainte du Seigneur, ta maison sera anéantie ».

On aperçoit, de la cour d’honneur le manoir, demeure imposante, imitée de Kerjean. La façade est percée de nombreuses et larges fenêtres à croix de pierres et surmontée de croisées de mansardes richement sculptées.

A gauche, belles écuries voûtées sur lesquelles s’élèvent un édifice à deux étages et mansardées.

A droite sont les dépendances, prolongées sur l’extérieur par la chapelle.

Les Kergroadès furent alliés aux plus illustres familles de la région : Kerlech, Kerouartz, Le Nobletz, etc. S’ils n’ont pas joué un grand rôle dans l’histoire, ils étaient d’une bonté proverbiale et aimés de tout le voisinage.

Aussi, lorsque l’un deux, François Corentin, vers le milieu du VXIIème siècle, se trouva dans une situation pécuniaire difficile, Cambry rapporte que les fermiers lui fournirent 100.000 pour le paiement de ses dettes, gérèrent ses terres pendant 40 ans, et firent présent à son épouse de huit beaux chevaux de carrosse afin que Madame puisse venir à la paroisse d’une manière convenable.

Kergroadès passa par mariage à la famille de Kerouartz, puis de Houchin, Marie de Houchin épousa le marquis de Roquelaure qui fut décapité à Paris le 25 Juillet 1794.

En 1860, les héritiers vendirent la terre à M. Le Jeune, notaire à Saint-Renan, de qui elle passa par héritage à la famille Chevillotte qui le restaura au début du siècle.

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