Le Monde de Sophie de Jostein Gaarder

Le Monde de Sophie de Jostein Gaarder

Le Monde de Sophie de Jostein Gaarder

Il est des livres qu’on découvre par un conseil et qui vous attrape dès les premières pages. Une impression qu’il fallait lire ce livre. Ce fut le cas pour moi avec ce livre. Le monde de Sophie est une sorte de parcours initiatique à la philosophie sur les pas de la jeune Sophie justement.

Moi qui fut capté lors de ma dernière terminale au lycée par une prof de philo qui a su me donner l’envie de raisonner, d’argumenter, de philosopher, j’ai retrouvé dans ce livre tout cet élan pour la « science de la pensée » et j’ai retrouvé ce goût qui s’étiolait au fil du temps et de la routine pour le remue-méninge cérébral qui nous différencie des limaces (enfin pour ce que j’en sais des limaces, pardon à elles si je fais erreur).

Vous l’aurez compris je ne peux que vous conseiller sa lecture.

Dès le départ de ce livre j’ai retenu l’extrait suivant :

Le philosophe l’avait sauvée. Aucun doute là-dessus.
L’inconnu l’avait tirée de l’indifférence du quotidien.
Quand sa mère rentra vers cinq heures, Sophie l’entraîna
dans le salon et la poussa dans un fauteuil :
— Maman, tu ne trouves pas que c’est bizarre de vivre?
commença-t-elle.
Sa mère fut si ahurie qu’elle ne trouva rien à répondre.
D’habitude, quand elle rentrait, Sophie était en train de faire
ses devoirs.
— Euh…, commença-t-elle. Parfois, oui.
— Parfois? Mais ce que je veux dire… tu ne trouves pas
étrange qu’il
existe
un monde?
— Mais enfin, Sophie, qu’est-ce qui te prend de parler
comme ça?
— Pourquoi pas ? Tu trouves peut-être que le monde est
tout à fait normal, toi ?
— Eh bien, oui ! Du moins dans les grandes lignes…
Sophie comprit que le philosophe avait raison. Les adultes
trouvaient que tout dans le monde allait de soi. Une bonne
fois pour toutes, ils étaient plongés dans le doux assoupisse-
ment de leur routine quotidienne.
— Peuh ! Tu t’es tellement habituée à ton petit confort que
plus rien au monde ne t’étonne, ajouta-t-elle.
— Mais qu’est-ce que tu racontes ?
— Je dis que tu es beaucoup trop blasée. En d’autres
termes, que tu es complètement foutue.

Cet échange entre Sophie et sa mère, met en évidence l’importance de s’interroger, de questionner, de vivre au-delà de « l’indifférence du quotidien ». Dans notre monde moderne ultra-rapide, je trouve que c’est dramatiquement d’actualité…

C’est quand vous, oui vous qui lisez ces lignes, la dernière fois que vous avez pris le temps de poser votre quotidien pour vous demander quelque chose d’autre que le prix de l’essence ou le prochain rendez-vous chez le coiffeur ?

CC BY-NC-ND 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'utilisation Commerciale-Pas de Modification 4.0 .

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